|
LE 14 avril, la direction d'Altis, le géant du semi-conducteur basé à Corbeil, pose l'équation : pour que le site survive, il faut, selon elle, se séparer de plus de 20 % des effectifs : 423 sur 1 946... Des chiffres face à des hommes, le scandale autour de ce poumon économique du secteur de Corbeil n'est pas loin.
Non seulement les deux actionnaires principaux d'Altis, IBM et Infineon, ont réalisé plus de 100 millions d'euros de dividendes ces deux dernières années mais les collectivités territoriales ont versé 38 millions d'euros à la société depuis 2003.
Autre coup dur pour Corbeil : la rage étreint les salariés d'Hélio, l'imprimerie des bords de Seine fondée en 1829. Quand le groupe canadien Quebecor annonce, en 2005, 133 licenciements - plus de la moitié des troupes - la tension monte. Conseil municipal envahi, feux de palettes devant l'entreprise, 2006 est l'année des espoirs déçus et des actions spectaculaires.
|