Je viens d’acheter sur amazon.fr, le film danois de Gabriel Axel, “Le Festin de Babette”. Le coût : 9€80.

L’un des grands avantages de ne pas habiter Paris et d’être obligé de prendre le train pour 3 heures aller et 3 heures retour au moins une fois par semaine, est de pouvoir consacrer tout ce temps à la lecture et au visionage de film.

Le Festin de Babette m’a occupé de Paris à Nevers. Il a fait plus que m’occuper. Je crois bien que j’ai éclaté de rire une fois ou deux, à voir le regard réprobateur de mon voisin. Mes yeux se sont aussi un peu mouillés. Je suis cœur d’artichaut. Mais bon sang que c’est beau.

Si vous en avez les moyens, faites vous ce cadeau, et dégustez.
Manger et prendre du plaisir, c’est péché, mais n’empêche, ne serait-ce pas un goût du Paradis terrestre ?

Ce pourrait être ça mon travail de quand je serais grand : juste une table d’hôte et un repas sans choix, que je proposerai pour embarquer des convives dans mes histoires. Mais pour l’instant je fais de la télé, ce sera pour plus tard.

Maniguette

 


Tiens, à propos de goût de paradis terrestre, il y a quelques temps je vous conseillais un livre sur la cuisine au Moyen-Âge (Aux éditions Honoré Champion, 7 quai Malaquais à Paris dans le 6°, “Une histoire culinaire du Moyen Âge”, par Bruno Laurioux).  L’auteur donne un élément fort intelligent sur le goût pour les épices au Moyen-Âge. Du poivre, du gingembre, de la cannelle, de la cardamome et des graines de Paradis, non pas comme trop souvent il se raconte pour cacher les mauvais goûts d’une nourriture avariée, mais bien pour se mettre dans le cornet un goût de Paradis.
En effet, le Moyen-Âge, situe le Paradis terrestre quelque part vers l’Inde. Là d’où vient la route des épices, et manger des épices, avoir l’argent d’épicer sa cuisine s’est se rapprocher d’une idée du paradis.
Les épices sont tellement paradisiaques que les français donneront à la maniguette ou poivre de Guinée le nom de graines de Paradis. Pourtant cette épice vient d’Afrique, mais une épice ne peut que suivre le chemin des grands fleuves, le Nil et le Gange qui prennent leur source au Paradis.
Ce bouquin est ardu, un peu, mais au moins il raconte de bien jolies histoires.