Glossaire

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A

ADN : support de l’information génétique d’un être vivant, contenu dans le noyau de chaque cellule.

Agriculture raisonnée : selon ses promoteurs, l'agriculture raisonnée est un état d'esprit qui consiste pour l’agriculteur à intégrer, dans le choix de ses techniques, le fonctionnement des écosystèmes et les mécanismes de régulation biologiques. Tenant compte des spécificités locales, elle met en œuvre savoir-faire ancestraux et techniques de pointe pour tenter de trouver un équilibre entre les objectifs des producteurs, les attentes des consommateurs et le respect de l'environnement. Sur un plan règlementaire, la première référence à l’agriculture raisonnée figure dans la loi NRE de mai 2001.
Sa mise en œuvre repose sur un référentiel, élaboré à partir d’une concertation entre spécialistes de l'agriculture, de l'agro-alimentaire, de l'environnement, de la distribution, et du monde de la consommation. L’agriculture raisonnée n’exclut pas les OGM.
Le réseau Farre pour Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement, en fait la promotion en France. Il compte 1000 membres et 400  fermes de démonstration.
Site :
www.farre.org

Alicament : formé à partir de la contraction d'aliment et médicament, l'alicament est un mot forgé par les professionnels du marketing et du commerce qui sert d'argument publicitaire pour vendre des aliments au prétexte de leurs bienfaits pour la santé. Le yaourt, grâce aux ferments lactiques qu'il contient serait le premier alicament de l'histoire alimentaire. S'il est certain que tout alimentation équilibrée participe de notre bonne santé, un aliment en soi n'est pas un médicament: il ne possède pas de vertus thérapeutiques. En France, malgré une frontière nette entre alimentaire et médical, des dérapages sont toujours possibles. Il est ainsi possible d'écrire sur un yaourt "le calcium fortifie les os" mais interdit de mentionner "le calcium prévient l'ostéoporose."

 

Antibiotique : substance toxique contre une bactérie.


B

Bactérie : micro-organisme unicellulaire dont la taille varie de 1 à quelques micromètres. Leur action pathogène, si elle existe, s’exerce par leur pouvoir de multiplication et par la sécrétion de poisons puissants, les toxines, qui sont diffusées dans l’organisme. Exemples : tetanos, tuberculose, peste.

Biocarburants : Fabriqués à partir d'huiles végétales, de déchets agricoles ou de bois, les biocarburants ne rejettent en principe dans l'atmosphère que le gaz carbonique absorbé par la plante qui sert à leur fabrication. L'Union Européene encourage leur développement et souhaite qu'ils représentent, en 2010, 6 % des carburants et 20 % en 2020. Problème pour atteindre ces objectifs, il faudrait consacrer une part de plus en plus importante des terres agricoles à ce type de production. Pour certains experts cela se ferait au détriment des ressources alimentaires.

Biosécurité : ensemble des procédures visant à la surveillance des OGM.

Biodiversité : diversité des espèces vivantes sur la planète.

Biotechnologie : terme générique regroupant les techniques qui utilisent des micro-organismes, des cellules animales et végétales et/ou leurs constituants pour fabriquer des substances utiles à l’homme.


C

Carbon free : L’expression signifie " sans carbone ", c'est-à-dire " sans émissions de gaz carbonique ". Elle désigne les procédés et techniques non utilisateurs de combustibles fossiles, tels que les véhicules électriques, les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire.

CCNUCC : La Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) reunit 180 pays à Montréal, du 28 novembre au 9 décembre 2005, pour deux événements parallèles :  sa 11ème session et la première session de la Réunion des Parties du Protocole de Kyoto. La conférence des parties constitue l’organe suprême de la CCNUCC et se réunit annuellement afin de négocier et de surveiller la mise en œuvre de la Convention. Elle a ratifié le Protocole de Kyoto, le 16 février 2005. Trois enjeux majeurs sont débattus à Montréal, fin 2005: la mise en œuvre de Kyoto, l’engagement des pays en développement dans la réduction des gaz à effet de serre, et l’après Kyoto, qui prend fin en 2012. La survie du protocole pourrait être en jeu lors de cette conférence et dépend des réponses apportées aux questions concernant l’attitude des Etats-Unis et de l’Australie, ses adversaires déclarés. La Conférence des parties doit également convaincre les pays émergents (Brésil, Chine, Inde) de s’engager davantage dans un processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et trouver les moyens de financer les technologies " propres " dans les pays en développement. Rappelons que les émissions de GES des signataires du Protocole de Kyoto représentent 30% des émissions mondiales, tandis que les pays en développement, les Etats-

Commerce équitable : Le commerce équitable a pour vocation d'assurer un revenu décent aux producteurs des pays du Sud pour qu'ils puissent développer leur activité à long terme. Pour garantir ces conditions, il est régi par des règles très strictes qui engagent tous les acteurs de la relation commerciale.
Les organisations de commerce équitable sélectionnent des coopératives de petits producteurs parmi les plus défavorisés dans les pays émergents. Pour satisfaire aux critères du commerce équitable, ces coopératives doivent être gérées de manière démocratique. Leurs produits sont achetés à un prix permettant de garantir des conditions de travail décentes à leurs membres, ce qui est possible, entre autres, par la réduction du nombre d'intermédiaires dans la relation commerciale et ce qui leur permet de se tenir à l'abri des fluctuations du marché. De même, l'engagement dans une relation commerciale à long terme leur permet de planifier les récoltes. Le paiement à l'avance d'une partie des achats, voire des prêts avantageux, peuvent même être faits pour éviter l'endettement auprès des usuriers. Une prime de développement leur permet d'investir dans le développement de leur communauté, par des investissements collectifs, économiques ou sociaux. Enfin les organisations de commerce équitable s'engagent à encourager les producteurs à utiliser des techniques agricoles respectueuses de l'environnement telle l'agriculture biologique.


E

Empreinte écologique : Définie en 1994, elle consiste à évaluer quelle charge fait peser sur la nature une population donnée. Il s'agit de calculer quelle est la superficie "consommée" annuellement par chaque individu, en divisant la surface nécessaire à produire l'ensemble des biens consommés par la communauté ( comme les terres cultivées ou les espaces aquatiques productifs) par le nombre d'individus dans cette communauté.
Le résultat de ce calcul à l'échelle mondiale montre que les capacités de la terre à répondre aux besoins humains en ressources renouvelables sont insuffisantes.
Cette méthode de calcul permet de comparer l'impact de différents modes de transport ou de consommation.
Selon le WWF qui propose divers modes de calculs et des solutions pour améliorer son empreinte, le fait de remplacer 5 heures de voyage en avion par 5 heures de train sur le même parcours permet une économie de 1000 m2 d'empreinte par an.
L'empreinte écologique des pays du nord est telle, que si tous les hommes consommaient autant que les européenes, il nous faudrait 3,4 planètes, et s'il consommaient tous comme des américains, il en faudrait 5,61.

Engagement : L’engagement est un terme, utilisé surtout dans les pays anglo-saxons, pour désigner une activité de dialogue entre un actionnaire institutionnel (fonds de pension, sociétés de gestion, etc..) et une entreprise dont le but est d'améliorer sa performance financière, à moyen et long terme, en facilitant une meilleure prise en compte des facteurs de risques environnementaux et sociétaux. Quand ce dialogue ne donne aucun résultat, l'investisseur-actionnaire porte le débat sur la place publique, lors des assemblées générales. 
On emploie aussi le terme d'engagement pour parler des pratiques de vote des gérants sur les résolutions proposées au vote en assemblées générales (proxy voting en anglais).

Epargne solidaire : L'épargne solidaire est un moyen de financer des projets peu rentables, rarement encouragés par les organismes bancaires traditionnels (hormis des structures spécialisées comme le Crédit Coopératif). Ce secteur permet, par exemple, de faciliter la réinsertion des personnes par le travail, de soutenir des démarches écologiques alternatives, de loger des personnes en difficulté, de réinsérer des territoires, de soutenir des associations caritatives, etc.
Créés à l'initiative de banques coopératives et d'établissements de crédit, ou de structures spécialisées, tous ces organismes proposent des produits d'épargne classiques : CODEVI, comptes à terme, placements divers.  Les ommes investies servent à financer des projets de petite taille : entreprises de moins de dix salariés, associations, coopératives, etc.
Pour se repérer, l'association FINANSOL, qui regroupe les organismes et personnalités qualifiés des finances solidaires, attribue, depuis 1997, un label qui distingue les produits financiers solidaires selon des critères de transparence et de solidarité.


F

Fonds éthiques : Les fonds éthiques fonctionnent selon les mêmes principes financiers que n'importe quel autre fond investi en actions. Leur particularité réside dans le fait que l'organisme de gestion d'un fonds éthique effectue une sélection des entreprises composant le fonds, non plus seulement en fonction de données de rentabilité financière mais aussi en fonction de critères dits éthiques. Il permet ainsi à l'épargnant de ne pas investir d'argent dans des titres d'entreprises dont il réprouve les objectifs et les méthodes (ne respectant pas certaines règles sociales ou produisant de l'armement par exemple).
A l'origine des fonds éthiques, il y a la volonté, notamment de certaines congrégations religieuses, de ne pas investir dans des "sin stocks " ou valeurs du péché (des entreprises d'armement, des fabricants de tabacs ou d'alcools, des valeurs de sociétés dont l'activité repose sur les jeux d'argent...). Les fonds éthiques ne sont plus uniquement caractérisés par ce type de critères d'exclusion. Ils s'attachent désormais à la
responsabilité sociale des entreprises (RSE) et à la notion de développement durable. Un portefeuille de fonds éthiques, ou socialement responsables sélectionne donc les entreprises s'engageant à adopter un comportement respectueux des individus, des actionnaires et de l'environnement. Des agences de notation sociale et environnementale se développent afin de fournir une évaluation des entreprises sur ces critères.

Voir aussi : Investissement Socialement Responsable (ISR)

FSC : Le label du Forest Stewardship Council garantit aux consommateurs que leurs produits en bois proviennent de forêts aménagées de façon durable. Les principes du FSC reposent notamment sur le respect des traités internationaux, celui des droits des peuples autochtones, des travailleurs forestiers et des communautés locales. Le respect de la diversité biologique des écosystèmes et de l'environnement en général sont également au centre des préoccupations, notamment la restauration et la conservation des forêts naturelles. Pour respecter les principes du développement durable, il est par exemple conseiller de replanter des arbres de manière responsable, à mesure qu'on en abat.
Pour obtenir le label FSC, il faut disposer d'un suivi régulier destiné à évaluer la condition de la forêt, les rendements des produits forestiers, la filière du bois, les opérations de gestion et leurs impacts sociaux et environnementaux. Ce label a été créé par l'ONG FSC, qui rassemble entre autres Greenpeace, Les Amis de la Terre et le WWF.


G

Gaz à effet de serre : Six gaz, appelés gaz à effet de serre (GES), jouent un rôle fondamental pour les équilibres de la vie : ils absorbent une partie des rayons infrarouges émis par la Terre, et empêchent leur fuite hors de l’atmosphère terrestre. Ces six gaz sont le CO2 = dioxyde de carbone, le CH4 = méthane, le N2O = protoxyde d’azote, les HFC = hydrofluorocarbures, les PFC = perfluorocarbures et le SF6 = hexafluorure de soufre.
Sans leur présence, la température terrestre serait de - 18°C et la vie y serait impossible (la température moyenne actuelle de la Terre est proche de 15°C).
Les activités humaines ont, depuis la révolution industrielle, entraîné l’augmentation des concentrations en gaz à effet de serre dans l’atmosphère ce qui entraine le réchauffement climatique, source de bouleversement des équilibres planétaires. Ainsi, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère qui n’avait, depuis 400 000 ans, jamais dépassé les 300 parties par million (ppm), était, en 2001, de 368 ppm. Cette concentration a augmenté de 30% en deux siècles, et majoritairement du fait de l’utilisation de combustibles fossiles. Il s’agit d’une évolution extrêmement rapide à l’échelle des temps géologiques, ce qui montre que les activités humaines entraînent une forte modification des concentrations en gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

 

 

Gène : fragment d’ADN codant un caractère, et correspondant à une unité d’information génétique.

Génie génétique : ensemble des procédés qui permettent à l’homme de modifier le patrimoine génétique d’un individu.


H

HQE : La HQE, Haute Qualité Environnementale, est une démarche initiée en 1996 et visant à maîtriser les impacts d'une opération de construction ou de réhabilitation sur l'environnement : consommation de ressources naturelles, gestion des déchets, nuisance sonore... Quatorze exigences environnementales (cibles) viennent définir cette démarche, et portent sur le respect et la protection de l'environnement extérieur, ainsi que la création d'un environnement intérieur satisfaisant, c'est-à-dire confortable et sain.
La HQE n'est pas un label, une certification est à l'étude.


I

ISR : Il s'agit de l'Investissement Socialement Responsable, connu en anglais sous le nom Socially Responsible Investment. Ce type de gestion consiste à intégrer des critères de nature sociale et environnementale aux critères financiers classiques. Pour cela les gestionnaires de fonds utilisent, entre autres, les services d'analystes spécialisés dans la notation des entreprises sur ces thèmes.


M

Marqueur : gène permettant la vérification de la présence du gène d’intérêt (le gène introduit dans le futur OGM), et codant dans la majorité des cas la résistance à un antibiotique. Exemple : drosophile.

Minorités visibles : La loi canadienne sur l'équité en matière d'emploi définit ainsi les minorités visibles. Il s’agit des " personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ". Les diverses population de minorités visibles sont ensuite listées par groupes : Chinois, Sud-Asiatique, Noir, Philippin, Latino-Américain, Asiatique du Sud-Est, Arabe, Asiatique occidental, Japonais, Coréen et les habitants des îles du Pacifique. Ces classifications évoluent en fonction des représentations et des flux migratoires. Les Français parlent eux " d’immigrés " ou de " jeunes issus de l’immigration, " les Anglais d’"ethnic groups" et les Américains de " race and hispanic origin " 


N

Nanomètre : du grec nano qui signifie très petit, le nanomètre est le milliardième de mètre, soit 0,000 000 001 mètre. En abrégé, nm.

 

Nanoscience : étude des phénomènes observés dans des objets, des structures, des systèmes

Nanotechnologie : ensemble des techniques permettant de fabriquer, d’observer, de mesurer ces objets, structures et systèmes. C’est également le domaine concernant les applications de la nanoscience.


O

OGM : organisme génétiquement modifié, dans lequel on a introduit un gène étranger, modifié ou supprimé un gène de l’organisme afin de modifier son patrimoine génétique pour qu’il exprime un caractère donné.


P

Peak oil : le peak oil, que plusieurs experts prévoient vers 2015 est le pic de production du pétrole. Il est défini comme l'instant à partir duquel la production mondiale va commencer à s'effondrer irrémédiablement, faute de réserves suffisantes. Une situation de "déplétion" s'installera ensuite, jusqu'au déclin des ressources pétrolières.

Perturbateurs endocriniens : Ce que les chercheurs appellent "perturbateurs endocriniens" peut être de nature différente. Sous ce terme on trouve aussi bien des produits phytosanitaires que des polluants chimiques, des agents plastifiants,des hormones de synthèse issues de la pharmacologie ou des hormones naturelles, rejetées par des incinérateurs défaillants. Ces éléments, présents dans l'environnement, sont responsables de troubles du système hormonal de certains êtres vivants. Ils peuvent expliquer, en partie, la baisse de qualité et de quantité de sperme humain dans certaines régions du monde, l'accroissement de cancers des organes reproductifs comme les testicules mais aussi des cancers du sein ainsi que la croissance de malformations génitales, notamment chez les jeunes enfants mâles.

Plafond de verre : Le plafond de verre est une expression américaine désignant initialement les "freins invisibles" à la promotion des femmes dans les structures hiérarchiques.  Ce plafond de verre constitue une barrière d'autant plus forte qu'elle n'est ni visible, ni clairement identifiée. L'expression s'est étendue aux minorités visibles dont on constate que les carrières rencontrent les mêmes freins.

PNUD : Le Programme des Nations Unies pour le Développement:
• Aide les pays à se doter des moyens d'assurer un
développement durable axé sur les populations en oeuvrant avec les pouvoirs publics ainsi qu'avec les populations et leurs organisations;
• Appuie des programmes dans 174 pays en développement et territoires grâce à un réseau de 132 bureaux de pays;
• Concentre ses efforts sur la lutte contre la pauvreté et les moyens de subsistance des pauvres, l'égalité des sexes, la régénération de l'environnement et la bonne administration;
• Encourage le dialogue et l'action au service du développement en publiant chaque année un Rapport sur le développement humain et en apportant son concours à l'élaboration de Rapports nationaux sur le développement humain dans 110 pays;
• Coordonne les activités de développement de tous les organismes des Nations Unies au niveau des pays;
• Est financé par les contributions volontaires de la quasi-totalité des pays de la planète.

Pollution génétique : dissémination des caractéristiques d’une plante génétiquement modifiée à un autre individu de l’espèce par l’eau, le vent, le pollen ou un insecte. Le rayon de pollution génétique peut atteindre plusieurs kilomètres.

Promoteur : substance qui ordonne au nouveau gène d’entrer en fonction.

Proteïne : substance chimique fabriquée par le gène formant la matière première des êtres vivants.


R

REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals) : futur règlement européen sur les produits chimiques dont l’objectif est de préserver l’environnement et la santé des Européens en dressant un inventaire d’environ 30.000 produits chimiques utilisés sans que leurs effets aient été évalués à long terme. Les plus nocifs devront être remplacés au plus vite. Ce projet de règlement a été l’objet d’un lobbying intense, notamment de la part de l’industrie chimique, qui redoute de fortes contraintes. Le secteur pèse lourd avec ses 5 millions d’emplois dans l’UE.


S

SA 8000 : SA 8000 est la première norme qui labellise les entreprises en fonction de leur responsabilité sociale. Elle se base sur une évaluation de la qualité, tout comme l'ISO 9001, mais y adjoint des éléments de respect des droits de l'homme basés sur les règles de l'OIT, de l'United Nations Convention on the Rights of the Child et de la Déclaration des Droits de l'Homme. Elle permet aux entreprise d'évaluer selon ces critères, leurs propres sites de production, comme ceux de leurs fournisseurs et sous-traitants.
Mise en place par l'agence de certification SAI, la
certification est elle-même assurée par des organismes accrédités à la norme SA 8000 tels que le Bureau Véritas Qualité Internationale (BVQI), DNV et SGS, reconnus à cet effet par SAI.

Sweatshops : Cette expression anglaise qui signifie littéralement "atelier de la sueur" désigne communément les lieux de travail où les ouvriers sont exploités : pas de salaire décent assurant le minimum vital, mauvaises conditions de travail, notamment du point de vue des cadences (nombre d'heures par jour trop élevés, nombre de jours de repos insuffisants), discipline arbitraire voire parfois des violences verbales ou physiques. Les industries du textile et du jouet sont les plus fréquemment montrées du doigt pour leurs recours aux sweatshops. Selon les ONG qui luttent contre ces pratiques, on trouve des sweatshop notamment en Asie et en Amérique Centrale, mais aussi en Californie !


T

Gène Terminator : gène qui permet de programmer la stérilisation des grains d’une semence au terme de la première récolte pour empêcher la dissémination.

Testing : Le testing est une méthode empruntée à la Grande-Bretagne, qui consiste à faire constater par huissier des discriminations de tous types. Cette pratique a été lancée en France par SOS-Racisme,  en 1999, pour " tester " 78 discothèques à l'entrée desquelles l'association présentait soit des couples "blancs" soit des couples maghrebins ou africains pour prouver que ces derniers étaient refusés et attaquer ensuite en justice les établissements. Depuis, la pratique s'est généralisée dans le domaine de l'emploi. Le testing est particulièrement utilisé via les CV. Il permet de montrer, qu'à compétences égales, les candidats ayant un nom à consonance maghrébine obtiennent en moyenne six fois moins d'entretiens qu'un candidat de référence (homme blanc, parisien, 28 ans) et qu'une personne handicapée reçoit elle quinze fois moins de propositions d'entretien. (Enquête menée par le sociologue Jean-François Amadieu pour l'entreprise d'interim Adia)

Transgénèse : opération de transfert dans le patrimoine génétique d’un individu d’un gène qui lui est étranger.

Transgénique : qui comporte un transgène, c’est-à-dire un gène rapporté, dans son patrimoine génétique.


V

Virus : parasite endocellulaire (à l’intérieur d’une cellule) dont la structure très simple ne lui permet de survivre que s’il trouve, dans la cellule, les organites nécessaires à sa survie. Exemples : SIDA, grippe, hépatite.