Achever
la réorganisation financière et administrative de l’université
La réorganisation administrative et financière de
l’université qui a commencé, doit être poursuivie et approfondie ; il
devient urgent de redéfinir notre approche de la politique financière et de
répartition interne. Il faut :
·
Partir des besoins clairement débattus et étayés, en
organisant l’action sous toutes ses formes possibles avec les alliances
externes les plus larges pour obtenir les moyens correspondant aux besoins
définis.
·
Redéfinir les procédures de répartition par une
précision des critères d’évaluation des propositions et d’attribution. En
précisant le rôle respectif de la commission des moyens et des conseils dans
cette procédure et par une large information sur les enjeux, les débats et les
conclusions.
·
Engager dès maintenant l’information et la réflexion
sur les conséquences de la mise en place de la LOLF.
- Responsabiliser
les UFR en leur donnant les moyens de gérer les heures d’enseignements
(statutaires et vacataires) des filières qu’elles pilotent, dans le cadre
d’une dotation globale d’ETD – clairement définie par la direction de
l’université – prenant en compte
les effectifs réels des étudiants inscrits dans chaque UFR.
et l’évaporation massive dans certains premiers cycles. Définir des
modalités d’évaluation devant la communauté universitaire de l’ensemble
des fonds confiés aux composantes.
- Créer une
dotation budgétaire spécifique, sur une durée d’un ou deux ans, permettant
aux UFR d’ouvrir de nouvelles filières même si le nombre d’étudiants est
faible, mais dont la finalité est jugée pertinente au regard de la mise en
place de notre offre de formation LMD,
- Mettre en
place une organisation administrative et pédagogique cohérente et efficace
avec la réforme LMD, en s’appuyant sur les UFR et en impliquant les
responsables des Licences et Master,
- Définir une
stratégie de communication interne et externe de qualité qui valorise la diversité
de notre offre de formation, la place prépondérante de nos filières
professionnelles et notre potentiel de recherche. Permette aux
collègues d’être tenus informés régulièrement et directement des questions
générales et de trouver rapidement les informations internes nécessaires à
leur activité (circulaires et notes internes, toutes les informations
diffusées aux responsables, les budgets de leurs formations et leur
évolution, etc.). L’ensemble de notre communication électronique interne
et externe doit être revue,
- Renforcer
la place d’infocentre pour mettre à disposition en interne et à l’extérieur
des données qui permettent le pilotage et la réflexion citoyenne sur
l’établissement.
En conclusion : donner une nouvelle ambition à notre université
Pour donner à notre université une nouvelle ambition, il
faut, dans le contexte actuel de concurrence
des universités, une mobilisation et un engagement de la direction de
l’université, des différents conseils et de tous ses acteurs. Face à la
réorganisation de l’offre de formation et de la recherche, de la logique de
compétition des territoires et de moyens limités en provenance des organismes
de tutelles, nous avons besoin :
- D’un
dialogue argumenté et sans concession avec la tutelle : Ministère de
l’Education Nationale et Direction
de l’Enseignement Supérieur
- D’approfondir
le dialogue et les coopérations avec les collectivités locales, les grands
organismes de recherche, Génopôle, les autres établissements post-bac et
le tissu économique en général,
- D’affirmer
la place institutionnelle de notre Université dans l’espace local et régional,
- De mobiliser
les énergies pour la défense mais aussi le développement des intérêts collectifs.
Les élections aux trois conseils (Conseil
d’administration, Conseil scientifique, Conseil des Études et de la Vie
Universitaire) coïncident avec la mise en place du LMD et l’élaboration du plan
quadriennal. Il faut saisir cette chance pour donner « ensemble » une
nouvelle ambition à notre université. Il faut également dépasser nos différends
et faire converger le plus possible nos idéaux pour que notre université
devienne un pôle attractif en terme de recherche et de formations, connectées
avec les autres universités et les organismes de recherche.