L’expérience de l’écoute : la musique de Pierre Thilloy
« La musique de Pierre Thilloy est poignante ou ne l’est pas, ainsi que Malraux formulait face au néant le vingt et unième siècle sur le plan spirituel. Sa musique va droit aux tripes et au psychisme même de l’auditeur. Elle ne s’affecte pas de joliesses formelles. Elle justifie sa brutale présence pénétrante et dérangeante par son fond même ; elle est comme un soleil que l’on regarde les yeux ouverts. C’est l’aveuglante clarté qu’il faut avoir le courage de regarder de face.
L’auditeur en sort bouleversé mais conscient d’avoir participé à un voyage fort et intérieur de l’âme.
Pierre Thilloy n’est pas le conteur de choses vues mais plutôt la membrane vibratoire de choses ressenties.
Il
n’est pas caméléon, il est
réellement
lui-même plongé dans les cultures qui pour
être
exotiques au regard de son pays de naissance
n’en sont pas
moins universelles par leur essence sous sa plume .
Il échappe à l’encadrement musicologique traditionnel, il est libre en lui-même d’aller à l’évidence quelle qu’elle fut .
Il est donné aux rares vrais auteurs, dont il est, d’être péremptoires dans leurs réponses assénées, et non empêtrés dans des recherches aux élucubrations qui masquent l’absence de fond. Thilloy est un éveilleur de consciences en chacun de ses auditeurs.
Cette simplicité dans le langage qui se dégage de sa musique n’est pas du simplisme mais un glaive mis à nu. Il n’est pas inspiré par l’abstrait, il est porteur d’un sens aigu de l’épique. C’est un sculpteur qui tranche dans le vif de l’âme. Que l’on associe le titre à l’écoute ou pas, on reste frappé par l’empreinte profonde et indélébile que le passage de sa musique laisse comme traces sur notre système sensoriel. Le matériau musical en lui-même est parlant au même titre que l’évocation puissante pour l’imaginaire du titre choisi, et non seulement un reflet programmatique justifiant ce dernier.
On ne sort pas intact à l’issue de l’écoute d’une œuvre de Thilloy, on en émerge transformé. L’ostinato, une certaine dose répétitive, un déroulement plus qu’une forme contribuent à nous associer étroitement comme pris par la main de l’auteur afin de peupler ses paysages avec lui. L’auditeur devient l’espace de l’écoute organiquement un interprète virtuel participant, tel une pièce d’un puzzle géant où il s’identifie tout en s’intégrant partie prenante intuitive du grand dessein, au geste même de l’auteur.
Dans tous les arts, on s’approprie uniquement les œuvres où l’on s’identifie sans l’appréhension du piédestal dogmatique. Il ne faut pas avoir peur de se laisser pénétrer par la musique de Pierre Thilloy. On le remercie d’exister ! »
Emile Naoumoff – Pianiste & Compositeur - mai 2004
« La
musique de Pierre Thilloy part du cœur pour aller au
cœur.
C’est une musique profondément humaine,
chargée
d’émotions et de forces qui reflètent
la vie des
hommes, leurs peines, leurs souffrances mais aussi leurs joies et
leurs espérances. Elle s’exprime par la richesse
de son
orchestration, par une palette de couleurs et de sonorités
d’une amplitude et d’une force impressionnantes.
La musique de Pierre Thilloy témoigne de l’humanité et de la générosité de son auteur, de ce qu’il reçoit du monde. Elle est recherche de vérité et c’est pour cela qu’elle s’écoute, s’entend et se retient si bien. Elle nous pénètre et nous entraîne au plus profond de nous-mêmes car elle vient de l’âme. Elle ne triche pas, ne joue pas avec les modes, les formes et les systèmes. Elle n’impose rien d’autre qu’un émouvant et intense regard sur le monde. Elle vient de très loin et sa force s’enracine dans l’humanité et dans le partage de Pierre Thilloy avec la vérité de l’autre. Défi exigeant et audacieux s’il en est mais que Pierre Thilloy relève avec pudeur, générosité et abnégation. »
André Delacroix [ Nouvel Observateur – TéléObs ]
« L’art
de Pierre Thilloy fut accueilli, comme il se doit, avec une
gravité
heureuse par un public ému et comblé. Les
ovations
répondirent de la gratitude d’une salle,
convaincue, à
juste titre, d’avoir vécu un des
événements
musicaux les plus forts et les plus bouleversants des riches
mémoires
mélomanes.
Si vous rencontrez ce jeune homme, quel que soit le don que vous lui ferez, il vous le rendra en musique au centuple. Car dans chaque mot proféré, chaque sourire, chaque silence, son art est à même de retrouver la source profonde qui l’a fait jaillir pour aussitôt la transformer en musique. C’est un miroir magique, - je vous l’avais dit – qui réjouit et réfléchit. Car le talent de Thilloy, - pourquoi ne pas l’avouer ? – a deux secrets : l’âme qui lui donne son souffle et son choix de l’exercer dans la pleine responsabilité. C’est pourquoi ; lorsque vous l’entendrez, vous retrouverez votre propre voix et toutes les autres voix qui l’ont crées, et d’autres voix encore, plus mystérieuses, plus éloignées, qui ne sont peut-être que la forme spectrale de celle qui un jour nous a appelés, qui sait ? »
Désirée Mayer
[ Pour L’Arche d’Alliance – Symphonie N°5 ]
« It’s a marvelous work !!!!! It’s exciting, electrifying, and wonderful!!! »
ArturoLlamas – XEUAA Productor - Mexico
[ Pour Le Labyrinthe – Double Concerto pour Violon et Violoncelle solos et cordes ]
« Pierre Thilloy… un compositeur qui excelle à créer des atmosphères oniriques, à évoquer, à saisir, à faire surgir, à… émouvoir. »
Olivier Greif – Compositeur ( 1950 – 2000 )
« …Pierre Thilloy, sublime iconoclaste qui casse les images sans les détruire, décapant anticonformiste ayant une parfaite connaissance des règles et une culture époustouflante sous des dehors de jeune moine sage. Sa musique est à son image, puissante, inclassable, briseuse de motifs chaque fois qu’on veut la retrouver venant d’un autre. Elle est aussi celle d’un homme libre qui, à l’instar de Mozart refuse d’être un laquais et ne dépend pas des princes.»
Michel Vuillaume
« …des œuvres méditatives et pétries d’humanisme, savantes mais d’un abord très avenant. »
Denis Lustenberger – Les Dernières Nouvelles d’Alsace – 2/04/2001
« L’impressionnant Requiem de Pierre Thilloy … un moment indescriptible d’émotion, le coup de poing de ces VIIIèmes Rencontres Musicales de l’abbaye de La Prée… une heure et quart de musique bouleversante, incroyablement complexe, basée sur des règles alchimique… … un quatuor qui les a marqués au fer rouge, définitivement. »
Richard Bance – Le Républicain Lorrain – 2/04/2001
[ Quartetto da Requiem – In Memoriam Rebecca – Quatuor à Cordes N°1 ]
« La puissance d’une œuvre… ‘’ Et In Arcadia Ego’’ Enfer et paradis sur Terre, l’œuvre est riche d’émotions. »
Danièle Lefeuvre – Sud Ouest – 16/08/2001
[ Et In Arcadia Ego – Quatuor à Cordes N°4 ]
« L’Arche d’Alliance parle au cœur et à la conscience… Parlant au sens musical de chacun, il en éveille l’imagination et la conscience et c’est pourquoi le public, qui a réservé de chaleureuses ovations à l’œuvre et au compositeur, s’identifie à la pensée transcrite par des schémas compositionels qui ne lui sont pas étrangers… »
Georges Masson – Le Républicain Lorrain – 19/05/2002
[ L’Arche d’Alliance – Symphonie N°5 ]
« Une sorte de va-et-vient entre beautés terrestres et mystère astral… »
Georges Masson – Le Républicain Lorrain – 29/10/2003
[ Lapsitt Exillis – Quatuor à Cordes N°5 ]