Chronologie tibétaine Au VIIème et VIIIème siècle, le Tibet était un immense empire qui s’étendait au Nord jusque dans le Turkestan chinois et à l’Ouest jusqu’en Chine en passant par le Sikkim, le Cachemire, le Bhoutan, le Népal et la Birmanie. C’est au VIIème siècle que le bouddhisme fit son entrée au Tibet où depuis cette époque il imprègne la culture dans tous ses aspects et étend son influence sur tout le peuple tibétain. Au Xème siècle, l’empire tibétain s’effondra. Au XIIIème siècle, les Mongols dominèrent le Tibet et la Chine. Les deux pays furent sous domination mongole, réunis dans une même politique. Au XIVème siècle, les Tibétains se libérèrent du joug mongol, la Chine en fit de même un plus tard. Au XVème siècle, eut lieu l’instauration du pouvoir ecclésiastique, avec l’avènement au pouvoir d’un " Dalaï-Lama ", chef spirituel et temporel. à partir de cette date et jusqu’à nos jours, le Tibet fut gouverné par des Dalaï-lamas ; l’actuel " Tenzin Gyatso " étant le 14ème de la lignée. Au XVIIIème siècle, en 1720, l’empereur de Chine, K’ang-Hsi, originaire d’Asie Centrale, s’ingéra dans les affaires tibétaines et pendant les deux siècles qui suivirent, les Chinois assumèrent une sorte de contrôle théorique sur une partie du Tibet Oriental jusqu’en 1865. En fait, la première revendication d’appartenance de la Chine sur le Tibet date de l’époque où ces deux pays étaient sous domination mongole et bénéficiaient tous deux du même régime politique. L’actuelle revendication des Chinois sur le Tibet se réfère à l’époque où les Chinois exerçaient un contrôle théorique sur le Tibet Oriental (1720-1865). XXème siècle 1911-1912 : bref contrôle chinois 1950-1980 Le Tibet a été envahi et occupé par la République Populaire de Chine en octobre 1950. Les trois régions du Tibet traditionnel, le Kham, l'Amdo et l'U-Tsang sont actuellement, pour les 2 premières, rattachées aux provinces chinoises, tandis que l'U-Tsang a été rebaptisé Région Autonome du Tibet. L’orientation matérialiste de l’idéologie chinoise rendait inévitable la destruction de la culture tibétaine. Les Tibétains sont devenus minoritaires dans leur propre pays et subissent quotidiennement le joug chinois. 1959 Le Dalaï-Lama, accompagné de 100.000 fidèles, prend la route de l’exil vers l’Inde. De 1980 à aujourd’hui Au Tibet, un semblant de liberté a été accordé depuis 1983 (sauf pendant les périodes d’instauration de la loi martiale), notamment avec l’ouverture des frontières au tourisme, et ceci afin d’impressionner favorablement les pays étrangers. Les autorités chinoises ont également permis la reconstruction de quelques temples, la restauration de quelques édifices, une relative liberté de culte et la remise en liberté de certains prisonniers.