Lot
TOURISME À MARTEL




Les trois marteaux


près avoir arrêté les arabes à Poitiers en 732, Charles Martel les poursuivirent en Aqu
itaine.


uelques années plus tard, il leur livre un nouveau combat et les an
éantit. Pour commémorer cette victoire sur les "infidèles" et remercier Dieu, il fait édifier en ce lieu une église, près de laquelle s'élève bientôt une ville qui reçoit alors le nom de Martel et qui place sur son blason trois marteaux, en souvenir de son fondateur. Charles Martel préférait en effet le marteau à toute autre arme. Il faut dire qu'à l'époque sa forme était très différente de l'outil que l'on connaît et beaucoup plus dangereuse.

Martel et la vicomté de Turenne


i la fondation de Martel par le vainqueur de la bataille de Poitiers relève plus du conte que de l'histoire, on sait en revanche que les très puissants vicomtes de Turenne en firent une communauté urbaine importante dès le 12e siècle. En 1219, le vicomte Raymond IV octroie à Martel une charte la reconnaissant comme ville libre et lui accorde l'exemption d'impôts vis-à-vis du roi et le droit de frapper monnaie. Très vite la cité s'organise avec un conseil communal et un consulat; elle devient le siège du baillage royal et de la sénéchaussée. Véritable cour d'appel où se traitaient toutes les affaires juridiques de la région, la sénéchaussée occupait plus de 50 magistrats, juges et avocats. L'apogée de Martel se situe à la fin du 13e siècle et au début du 14e siècle; ensuite; elle connaît les vicissitudes de la guerre de Cent Ans : jamais prise, la ville tombe aux mains des anglais par le traité de Brétigny. Elle connaît aussi les ravages des guerres de Religion, pendant lesquelles elle est saccagée par les bandes Huguenotes. En 1738, la vente de la vicomté de Turenne au roi fait perdre ses privilèges à Martel qui devient une simple châtellenie.

Le fils rebelle 

la fin du 12e siècle, Martel est le théâtre d'un épisode des tragiques discordes qui mettent aux prises le roi d'Angleterre Henri Plantagenêt, sa femme Aliénor d'Aquitaine, et leurs quatre fils. Le ménage royal va mal, Henri ne peut plus supporter Aliénor : il l'enferme dans une tour. Les fils prennent alors les armes contre le père et l'aîné, Henri Court-Mantel, ravage la vicomté de Turenne et le Quercy. Pour le punir, Henri donne ses terres à son troisième fils, Richard Coeur de Lion, et suspend sa pension. Henri Court-Mantel, désormais sans ressources, pille les trésors des abbayes. A Rocamadour, il enlève la châsse et les pierreries de Saint Amadour et aurait, vendu Durandal, l'épée de Rolland. Mais comme il quitte la ville, la cloche miraculeuse tinte : c'est un avertissement de Dieu. Henri s'enfuit alors jusqu'à Martel où il arrive malade et confesse ses crimes. Son père lui envoie son pardon par messager. Henri Court-Mantel agonise sur un lit de cendres, une lourde croix de bois sur la poitrine. Bientôt il expire, adressant à sa mère Aliénor un suprême adieu.


Laissez la voiture au parking aménagé à l'emplacement des anciens remparts nord. Passez entre la poste et la tour de Tournemire pour pénétrer dans la vieille ville. Suivez la rue du Fourbas en direction de la place de la Rode. Prenez le temps d'admirer l'église St-Maur et prendre la rue Droite bordée de vieux hôtels, celui de Vergnes de Ferron en outre, dirigez vous vers la place de la Bride et engagez vous dans la rue du même nom pour passer devant l'hôtel de Mirandol. Quittez la rue de la Bride par la place M. Meteye, prenez à droite, puis engagez vous à gauche. La maison Fabri à sa façade barrée d'une petite tour. Cette tour porte aussi le nom d'Henri Court-Mantel car celui-ci y mourut en 1183. Rendez vous place des Consuls, le centre est occupé par la hall qui date du 18e siècle. Dirigez vous ensuite à l'hôtel de la Raymondie, magnifique bâtiment  du 14e siècle qui se situe face à la hall. Rue Tournemire  située à proximité longe l'hôtel de la Monnaie (13e siècle).

ROCAMADOUR LOUBRESSAC
PADIRAC SARLAT
COLLONGES-LA-ROUGE CARENNAC
TURENNE CUREMONTE

UN VOYAGE DANS LE TEMPS
 avec le chemin de fer du haut-Quercy