Blason de la Seine-et-Marne
Seine et Marne
TOURISME SUR BEAUTHEIL


et le menhir de Sainte Flodoberthe


Beautheil, un peu d'histoire
Dès l'époque paléolithique, le territoire de Beautheil est habitué par l'homme comme en témoignent les outils en silex retrouvés. Il semble que le site soit ensuite occupé, sans discontinuer puisque les traces d'une villa gallo-romaine sont relevées non loin du village. La voie romaine qui relie Sens à Boulogne-sur-Mer, passe aux abords de Beautheil. Bien qu'avant 1165, aucun texte ne mentionne le village, un fief existe déjà à cette date. Une charte de donation datée de 1168, révèle l'existence d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Faremoutiers. Il disparaît à la fin du XIe siècle.La seigneurie de Beautheil relève de la châtellenie de Coulommiers. En 1417, lors de la guerre de Cent Ans, le village est rasé par les anglais. La population, qui l'abandonne alors, ne revient qu'en 1425. Jeanne d'Arc passe à Beautheil le 7 août 1429. Le village est touché et occupé lors des guerres de 1815, de 1870, et des premières et seconde Guerre mondiales. Beautheil garde encore son caractère rural et agricole.

A visiter sur place
Le menhir de Pierrefitte ou Sainte Flodoberthe
Ce menhir, haut de trois mètres, est également connu sous le nom de Pignon de Sainte-Aubierge ou de Sainte-Flodoberthe. Ces appellations illustrent la christianisation, au cours du haut Moyen-Age, des lieux sacrés païens. Au VIIe siècle, selon la légende, sainte Flodoberthe, moniale de l'abbaye de faremoutiers, décide d'établir une chapelle entre Faremoutiers et Saints. Ne trouvant pas de pierre pour réaliser son projet, elle fait part de son voeu à sa soeur, sainte Aubierge. Alors que cette dernière lui ramène, dans son tablier, le ménhir dont la forme évoque un pignon d'église, des anges interviennent et bâtissent la chapelle souhaitée par sainte Flodoberthe. Apprenant cela, sainte Aubierge laisse tomber le ménhir à terre.

L'église Saint-Martin et Sainte-Anne
Cette église est, comme beaucoup d'autres édifices religieux, remaniée aux XVe et XVIe siècles et restaurée au milieu du XIXe siècle. La nef, flanquée d'un bas-côté au Nord, ouvre, sans qu'un transept ne les sépare, sur une abside pentagonale. Le clocher surmonte l'extrémité orientale du bas-côté, au niveau d'une chapelle datée du XIIIe siècle. L'église est dédiée à saint Martin, apôtre des Gaules et à sainte Anne, mère de la vierge Marie.

Le château Maillard (propriété privée)
Un château est élevé sur la morte de Maillard dès le Moyen Age. Après la destrution de la forteresse, pendant la guerre de Cent Ans, le domaine est acquis le 22 mai 1487, par les chartreux de Vauver-les-Paris, afin d'y établir une communauté de moines. La construction du monastère est retardée par l'opposition de l'évêque de Meaux, et le projet est définitivement abandonné en 1559. Seuls quelques moines habitent le lieu jusqu'à la Révolution. Plusieurs bâtiments sont construits par les chartreux, notamment la ferme au XVIe siècle, le pigeonnier, la chapelle saint Michel, ou l'édifice principal, daté du XVIIIe siècle. Déclaré biens nationaux, la ferme et le château sont vendus à Félix de Montry, puis à Jules Pinon.